Mot du Président
Stéphane Jeanne
PRÉSIDENT
C ’est pour moi un grand honneur de succédé à Didier DELMOTTE à la présidence de la FESASS. Je souhaite, ici, lui renouveler toute ma reconnaissance pour la qualité de son action tout au long de son mandat. Je suis heureux que le Conseil d’Administration de la FESASS ait suivi ma proposition et lui ait conféré le statut de président d’honneur de notre fédération.
La tâche qui me revient désormais s’annonce particulièrement ardue et les activités très nombreuses.
La priorité absolue demeure l’éradication des maladies de catégorie A qui frappent l’élevage européen (IAHP, PPA, DNC, etc). Très contagieuses, elles menacent chaque troupeau et la pérennité de l’élevage européen. Il y a d’abord le drame humain lorsqu’une de ces maladies contamine une exploitation mais il y aussi toutes les conséquences en cascade pour cette exploitation, pour les exploitations voisines, pour celles des zones bloquées, pour l’ensemble du secteur et pour tous nos partenaires. In fine, il y a aussi les conséquences pour la société. Il est normal que les consommateurs, les citoyens s’émeuvent des mesures prises pour éradiquer de telles épizooties. Il est anormal que certains en profitent, volontairement ou involontairement, pour semer le chaos. La gestion de la santé animale exige la plus grande rigueur, la plus grande discipline dans le respect de la dignité humaine, dans le respect de chaque intervenant.
La leçon que je tire des crises à répétition que nous connaissons aujourd’hui, c’est notamment la nécessité de renforcer la traçabilité et la sécurisation sanitaire des mouvements animaux. Oui il faudra s’interroger sur les mesures de prévention face à certaines menaces. Désinsectisation et vaccination face aux maladies vectorielles semblent devoir devenir des outils de routine. Mais il ne s’agira certainement ni d’une solution miracle ni d’une solution universelle. En premier, car il n’existe pas de vaccin pour toutes ces maladies ou tous leurs sérotypes. Ensuite, parce que ces mesures ont un coût important à la fois pour les éleveurs, pour la société et l’environnement. Il faudra donc, une fois les crises gérées, que nous travaillions à une meilleure maîtrise des risques et en particulier ceux liés aux mouvements.