Conférence de la Présidence Danoise sur le bien-être animal

Le 1er décembre, la présidence danoise et la Commission européenne ont organisé une conférence internationale de haut niveau sur le bien-être des animaux d’élevage dans l’UE en 2050 – Une voie vers l’avenir.

La conférence a été ouverte par Jacob Jensen, Ministre Danois de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche, et par Oliver Varhelyi, Commissaire pour la Santé et au bien-être animal. Elle a réuni plus de 200 personnes représentant les Etats Membres, des experts scientifiques ainsi que des représentants des organisations professionnelles de l’élevage et des organisations du bien-être animal.

Hans-Peter Schons, notre vice-président délégué au bien-être animal, Stéphane Jeanne, 1er vice-président de la FESASS, et Alain C. CANTALOUBE, secrétaire Général, ont représenté notre fédération. Il s’agissait en effet d’un sujet important, avec des implications majeures pour l’élevage et la santé animale. De fait, le bien-être animal et la santé animale sont étroitement liés. Il n’y a pas de bien-être lorsque les animaux sont malades et leur santé est fragilisée s’ils sont stressés. Le constat d’une application fragmentée du droit européen entre les Etats Membres est donc préoccupante de même que les distorsions avec les pays tiers sur ces mêmes questions.

Hans-Peter Schons, Vice-président délégué au bien-être animal et Stéphane Jeanne, 1er Vice-Président de la FESASS

Hans-Peter SCHONS a rappelé que la résilience du secteur de l’élevage comprend notamment la capacité à résister et à se remettre de chocs (tels que les épidémies animales) et, dans le même temps, la capacité à s’adapter aux nouvelles conditions et opportunités qui découlent de ces perturbations. Cependant, de nombreuses décisions récentes visant à modifier la législation sur le bien-être animal ne semblent pas s’inscrire dans cette approche. Malgré la diversité des exploitations agricoles (et des consommateurs), la législation européenne semble reposer sur des exigences assez strictes. S’il est utile d’avoir des exigences minimales, nous ne devons pas être trop restrictifs et nous avons besoin d’autant d’opportunités que possible pour vendre et exporter nos produits et importer les ressources nécessaires à notre fonctionnement. Les interdictions d’exportation et les restrictions à l’importation rendront la résilience plus difficile.

Hans-Peter SCHONS

Vous pouvez visionner cette conférence en replay sur ce site avec une interprétation en plusieurs langues de l’Union Européenne.